Vers une Europe ouverte, juste et durable dans le monde !

Vers une Europe ouverte, juste et durable dans le monde !

Depuis mai, dans le cadre d’un appel à projets porté par Coordination SUD et financé par l’Union Européenne, KuriOz mène un ambitieux projet de sensibilisation à la solidarité internationale en abordant des problématiques partagées aux quatre coins du monde (inégalités économiques et sociales, réchauffement climatique, violation des droits humains…).

Ces sensibilisations visent à développer une prise de conscience sur des enjeux internationaux pour construire une citoyenneté européenne plus solidaire ! Elles sont animées auprès de jeunes de la Mission Locale d’Insertion du Poitou, de détenus en réinsertion et dans une quinzaine de classes d’école primaire.

Alors comment aborder ces sujets avec des enfants de 7 à 12 ans, citoyen·ne·s européen·ne·s en devenir ?

Toujours à l’aide d’outils pédagogiques interactifs et ludiques, notre démarche éducative tend à faire participer les enfants afin de favoriser leur esprit critique et de les inviter à agir vers un changement de comportements, individuels ou collectifs.

Pour cela, nous avons construit un cycle en 3 séances : sur les Objectifs de Développement Durable, sur les dérèglements climatiques et sur les inégalités de genre.

Retour sur l’expérience de l’école Micromégas de Poitiers.

 

 

 

Tous ensemble dans la réalisation de l’Agenda 2030 !

 

En première séance, grâce à un jeu de l’oie revisité, les enfants ont pu découvrir les 17 Objectifs de Développement Durable. Nous avons joué ensemble et envisagé une société socialement équitable, naturellement vivable et économiquement viable !

Lucas lance le dé et tombe sur l’ « ODD 6 : Eau propre et assainissement ». Les élèves se regardent discrètement, et l’un·e d’elles·eux prend la parole : « Assainissement ça veut dire quoi ? ». Les échanges commencent.  Maintenant, passons à la question sur la carte : « Comment utiliser moins d’eau ? ». C’est un quizz, il y a trois réponses proposées afin de gagner la carte ODD 6. A présent, c’est au tour d’Ilana. Elle pioche une carte. « ODD 7 : Energie propre et d’un coût abordable ». « Que signifie efficacité énergétique ? » dit-elle.

Après plusieurs tours de jeu et beaucoup d’échanges entre elles·eux, les élèves ont une meilleure compréhension du rôle et de la contribution de l’Union Européenne et des ONG en Solidarité Internationale, dans l’Agenda 2030.

A la fin de la séance, nous séparons la classe en deux. Chaque équipe doit citer, à tour de rôle, un maximum de moyens d’agir pour atteindre ces objectifs grâce à de petites actions positives dans nos quotidiens.

Une équipe se lance : « Moins utiliser la voiture, et plutôt prendre son vélo ».

L’autre rétorque : « Prendre des douches plutôt que des bains ».

« Ouvrir des logements pour les sans-abris », répond la première équipe.

« Acheter notre nourriture à la ferme du coin », mentionne la seconde.

2 partout. La sonnerie retentit, il y a encore des mains levées, les enfants ont plein d’idées à partager pour envisager un monde durable pour 2030 et au-delà…

 

 

 

Les dérèglements climatiques concernent tout le monde !

 

La séance commence par un constat : « Notre planète à chaud en ce moment, vous ne trouvez-pas ? » Un des enfants répond : « Pourquoi a-t-elle plus chaud qu’avant ? ». « Très bonne question, nous allons tenter d’y répondre en faisant un jeu de rôle. »

Cette deuxième séance se déroule dans la cour. Au sol, un cercle correspond à la planète Terre, autour de celui-ci un autre représente l’atmosphère et beaucoup plus loin, le dernier correspond au soleil.

Les élèves reçoivent des cartes personnage. Il y a les rayonnements du soleil, les gaz à effets de serre, les climatologues et les scientifiques. Chacun·e a une mission distincte.

A la fin du premier tour, les élèves ont pu observer le phénomène naturel de l’effet de serre qui a permis de maintenir la planète dans une température moyenne vivable et ainsi développer la vie sur Terre.

Au tour suivant, les climatologues se sont transformé·e·s en simple habitant·e·s de la planète. Sur chacune de leur carte sont écrites leurs activités quotidiennes qui émettent des gaz à effets de serre. C’est ainsi qu’ils sont devenu·e·s elles·eux-mêmes des gaz présents dans l’atmosphère. Le jeu a pu redémarrer mais cette fois les élèves observent les causes du réchauffement climatique actuel.

Ensuite, avec un photolangage nous avons pu énumérer les différentes conséquences de celui-ci : sècheresse, incendie, fonte des glaciers, inondations, déplacements des populations, etc.

 

 

 

Pour renverser les inégalités de genre, partons à la chasse aux stéréotypes !

 

Dans la dernière séance, des images de jeux, jouets, dessins animés déguisements ont été cachées dans la salle de classe.

Une fois retrouvées, les élèves devaient les positionner dans la colonne fille, garçon ou mixte.

Ce jeu a permis de reconnaître les stéréotypes de genre et de se questionner sur leurs provenances.

Les enfants ont pu constater que ces stéréotypes n’étaient pas les mêmes en fonction de chaque famille et ont pu relater quelques histoires de leur quotidien.

« Ma sœur dit souvent à mon père que c’est du sexisme ce qu’il dit. Mais moi je n’avais pas bien compris pourquoi. » témoigne Lucie.

Quant à Naim, les Légos c’est exclusivement un jeu pour les garçons car ce sont les hommes qui construisent les maisons selon lui.

Après avoir identifié les causes et les conséquences diverses des inégalités entre les filles et les garçons nous avons réalisé un atelier créatif « Ici et maintenant, on peut renverser les codes ! Alors à vos stylos ! ».

Les élèves ont alors illustré, à l’aide de silhouettes, des personnages qui vont à l’encontre des stéréotypes identifiés dans le jeu précédent.

 

 

Jusqu’où iriez-vous ?

 

A la fin de ce cycle, les enfants ont pu exprimer ce qu’il·elle·s ont particulièrement aimé, pas aimé, retenu, ce qu’il·elle·s aimeraient partager à leurs proches et ce qu’il·elle·s aimeraient changer dans leur quotidien en lien avec les différents Objectifs de Développement Durable.

 

Par Eva Schimt, chargée d’action éducative de KuriOz

Projet financé par :

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Et soutenu par :

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Mission à Santa Fé en Argentine : Coopération, rencontres et découvertes !

Mission à Santa Fé en Argentine : Coopération, rencontres et découvertes !

En mai 2022, Claire, chargée d’action éducative, est partie 8 jours en mission à Santa Fé. Elle est allée à la rencontre de nombreux acteurs de la ville, dans le cadre du projet de coopération internationale menée entre Grand Poitiers et la ville de Santa Fé.

Elle nous raconte sa mission et toutes les découvertes et rencontres qu’elle a pu y faire et nous explique en quoi consiste le projet.

 

Un projet qui reprend forme après le covid !

 

Ce projet, porté par la Communauté urbaine du Grand Poitiers avait été mis en pause le temps du covid.
Depuis que les frontières ont été rouvertes, nous avons pu nous remettre à la tâche et préparer activement ce projet ambitieux !

Le défi est grand avec les 3 composantes du projet :

– Contribuer à l’éducation et la formation professionnelle des professionnels de la restauration du patrimoine,

– Développer l’expertise universitaire et professionnelle sur le patrimoine et l’urbanisme et sa mise en valeur

– Éduquer au développement et à la solidarité internationale

 

Dans ce cadre, KuriOz a la charge de rédiger un livret pédagogique et d’animer des séances de sensibilisation auprès des apprentis du CFA de Poitiers qui partiront en mission en 2023.

 

Une mission de découvertes et de rencontres

 

Le 30 avril, je rejoins donc à la gare de Poitiers, le petit groupe de 5 personnes qui partent avec moi à Santa Fé. Après un long voyage, nous arrivons enfin dans la grande ville de Santa Fé, où plus de 400 000 personnes habitent.

Cette semaine, alors que les 3 artisans vont donner des cours de charpente, couverture et plâtre, à des ouvriers et architectes argentin·e·s, j’ai prévu de rencontrer les acteurs de la ville en charge du projet, ainsi que des personnes ressources qui pourront me permettre de mieux appréhender la vie locale, l’histoire de la ville, l’urbanisme et l’inspiration française dans le patrimoine.

Lors du 1er jour, je visite les différents bâtiments d’inspiration française : théâtre, école, et une ancienne gare, sur lesquels on aperçoit bien les similitudes avec certains des bâtiments que nous voyons en France comme la présence d’ardoise sur les toits, très peu répandue en Argentine.

Ma première rencontre est avec Juan Cruz Gimenez, un historien qui a travaillé sur l’histoire des migrations. Il me raconte comment les migrations ont influencé le développement de l’Argentine, et les différents impacts de l’installation de certains industriels français sur le patrimoine de la ville.

Les jours suivants, je rencontre Javier Mendiodo, qui est architecte et responsable patrimoine de la ville de Santa Fé. Dans ce cadre, il est l’une des personnes référentes sur ce projet de coopération.
J’aurai également la chance de rencontrer des membres d’une association d’éducation à l’interculturalité et une membre de l’Alliance Française de Santa Fé.

Toutes ces rencontres m’ont permis de mieux comprendre la vision du patrimoine et des migrations par les Argentins, ce qui me donne beaucoup de matière pour créer des séquences pédagogiques adaptées pour les apprentis qui partiront en 2023.

 

 

Par Claire Cantin, chargée d’action éducative de KuriOz

 

Projet soutenu par :

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ACT’ODD : où en est-on des projets de 2022 ?

ACT’ODD : où en est-on des projets de 2022 ?

Les mois passent et les activités de concrétisent, petit aperçu des avancées de notre projet « ACT’ODD : Agir en Citoyen·ne·s pour les Transitions et les Objectifs de Développement Durable ».

Logo ACT ODD

 

« Les jeunes passent à l’ACT’ » : 4 parcours pour accompagner l’engagement des jeunes

 

Fruits de longs mois de travail avec nos partenaires, les dispositifs d’accompagnement vers l’engagement des jeunes viennent enfin de sortir. Grâce au travail de notre graphiste Flore Marquis, et évidemment à celui de tous les partenaires du projet, nous pouvons proposer des dispositifs complets, clés en main pour que les jeunes entre 12 et 25 ans deviennent, en fonction de leurs centres d’intérêt, des membres actif·ve·s de la citoyenneté mondiale.

Ainsi, sur comprendrepouragir.org, nous proposons 4 livrets pédagogiques aux thématiques diverses :

–           La lutte contre les inégalités pour les classes de 6ème-5ème pour explorer les mécanismes de la pauvreté d’abord à l’échelle internationale puis s’intéresser à travers des rencontres aux inégalités au niveau local et s’engager individuellement et collectivement.

–           Les villes et communautés durables pour les classes de 4ème – 3ème. Partir des habitudes quotidiennes des publics dans leur ville. En effet, il s’agit ici de réaliser un diagnostic de son propre territoire afin d’en devenir un·e acteur·trice à travers le prisme du développement durable.

–           L’égalité de genres et le changement climatique pour les classes de lycéen·ne·s. Nous avons choisi, pour le niveau lycée de proposer deux thématiques avec à l’esprit l’idée qu’elles étaient sans doute plus mobilisatrices pour cette tranche d’âge. Le parcours est ainsi décliné en suivant le même schéma : une première phase d’analyse des enjeux de la thématique, une seconde phase d’identification des alternatives et de rencontre des acteurs et enfin une dernière phase de passage à l’action.

–           Un format adaptable à différentes thématiques pour les jeunes adultes (18-25 ans). Pour ce dernier parcours, il s’agit bien de transmettre une série d’outils pédagogiquement cohérents entre eux afin de faciliter l’engagement des jeunes.

 

 

Faciliter la transmission de nos outils

 

L’appropriation d’outils pédagogiques créés par d’autres n’est pas chose aisée surtout quand on méconnaît la méthode dont ils sont issus.

C’est en partant de ce constat que nous avons produits 5 vidéos tutorielles autour de 5 de nos outils d’animation sur les Objectifs de Développement Durable pour permettre à l’ensemble des éducateur·rice·s de visualiser leur mise en place et de se projeter dans leur animation auprès de leurs publics. Ainsi, vous pourrez découvrir les vidéos relatives à « Mission ODD, la planète en alerte », « Le grand jeu des ODD », « Riche$ ? », « Fair(e) smart » et « Cheval de bataille » sur notre chaîne YouTube.

Elles sont dévoilées tout au long des mois de mai et juin sur nos réseaux sociaux : Facebook et LinkedIn.

Elles seront également disponibles sur la plateforme comprendrepouragir.org, dans chaque fiche de l’outil concerné.

 

 

Suivre et évaluer nos pratiques, un défi qui progresse

 

L’accompagnement du laboratoire pédagogique dans la conception d’un dispositif de suivi-évaluation avance lui aussi. Il devrait entrer dans une première phase d’expérimentation dans le courant du mois de juin.

 

 

Faire de l’ECSI ici, faire de l’éducation ailleurs

 

Toujours dans la perspective de partager et d’échanger autour de nos méthodes éducatives, nous préparons pour juin une rencontre d’un genre un peu spécial.

Grâce notamment à nos partenaires Entrepreneurs du Monde, Initiative Développement et ADOS, nous préparons avec joie la venue de 6 partenaires internationaux à Poitiers. Ainsi, ADEMA d’Haiti, ADOS du Sénégal, Assilassimé du Togo, l’ATNV basée au Tchad, EDM Senegal et Yikri du Burkina Faso nous enverrons leurs représentant·e·s dans le but d’échanger tou·te·s ensemble sur nos manières de faire de l’éducation.

Ainsi, les 16 et 17 juin prochain, KuriOz pilotera un séminaire d’interconnaissance qui permettra à chacun·e de découvrir les méthodes des autres et d’enrichir ses pratiques. Cette rencontre ne sera, nous l’espérons, que la première pierre à l’édifice de nos collaborations futures.

 

Par Marion Hemery, coordinatrice du projet ACT’ODD de KuriOz

Projet soutenu par l’Agence Française de Développement et la Région Nouvelle Aquitaine.

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En partenariat avec :

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J’ai participé à la formation « Partir faire de l’humanitaire en conscience » : une volontaire en Service Civique témoigne

J’ai participé à la formation « Partir faire de l’humanitaire en conscience » : une volontaire en Service Civique témoigne

Du rêve à la réalité

J’ai toujours eu cette envie de travailler dans l’humanitaire, de me mettre au service des autres et d’imaginer que je pouvais gagner ma vie en faisant cela. Pleine de bonne volonté et de motivation, je voulais avoir des expériences et partir « sur le terrain » pour découvrir ce milieu de moi-même. C’est alors que je me suis rendue compte de toutes les dérives qui avaient été créé afin d’en faire un maximum de profit : le volontourisme. C’est sûr que de proposer à des personnes qui cherchent à se rendre utile d’aller enseigner l’anglais à des petits orphelins, cela nous touche et cela nous donne envie de le faire.

Mais dans la réalité, c’est comment ? Un prix exorbitant pour ces « voyages » qui tourne autour de 1000€ par semaine ? Des conséquences dévastatrices pour les enfants qui n’ont aucune stabilité d’enseignement ? Ou encore le fait que ces soit-disant orphelins ne le sont peut-être même pas ?

 

Que faire alors ?

Pleins de désillusions me sont alors sautées au visage. Est-ce vraiment possible de partir aider les autres sans que cela ait des conséquences néfastes sur les populations locales ? Est-ce vraiment utile ? Je me suis posée pas mal de questions suite à cela et j’étais encore dans le flou jusqu’à récemment.

C’est pourquoi j’ai eu envie de participer à la FCC (formation civique et citoyenne) de KuriOz sur le sujet. J’attendais au final beaucoup de réponses sur la manière de faire de l’humanitaire en conscience.

 

Un apprentissage qui nous fait découvrir de nouvelles perspectives

Durant cette formation, beaucoup d’activités nous ont engagé physiquement et psychologiquement à travers des jeux de rôles notamment.

Celui qui m’a le plus marqué nous plongeait dans une simulation de montage de projet d’aide au développement. Chaque petit groupe représentait une partie prenante : les financeurs, les responsables d’ONG, les artisan·e·s et commerçant·e·s locaux, les habitant·e·s locaux et les bénévoles français·es. Chacun devait alors se mettre dans la peau de son personnage et défendre ses intérêts. Au fur et à mesure, on s’est rendu compte de toutes les divergences entre les opinions et ainsi des compromis que chacun devait effectuer pour le bien du projet. J’ai compris que monter un projet de solidarité n’est pas un processus à prendre à la légère et qu’il peut d’ailleurs être très long de réussir à mettre tout le monde d’accord.

 

Bilan : partir faire de l’humanitaire en conscience, c’est possible alors ?

Selon moi oui, mais cela demande une certaine prise de conscience et d’informations à ce sujet. On ne part pas faire de l’humanitaire ou de l’aide au développement sur un coup de tête.

Cette formation a encouragé beaucoup d’échanges. Cela m’a permis de me rendre compte que l’on est plus ou moins informés sur ce sujet et qu’il peut également y avoir beaucoup d’idées reçues sur le secteur de l’humanitaire.

Le côté positif, c’est que la plupart du temps les intentions sont bonnes : on ne veut pas partir faire de l’humanitaire pour être riche ou célèbre, on cherche avant tout à faire des actions qui ont du sens pour nous. Mais c’est aussi à ce moment-là qu’il est important de faire la part des choses et de se poser les bonnes questions : Est-ce que mon activité bénévole ou salarié n’empêche pas des professionnels sur place de trouver du travail ? De quoi les populations locales ont-elles vraiment besoin ? Ce qu’elles recherchent peut-il être produit sur place ? Et la liste continue…

Vouloir partir faire de l’humanitaire ou monter un projet de solidarité est donc des plus louable, mais si l’on prend bien le temps de se questionner !

Si toi aussi c’est un sujet qui t’intéresse, je te conseille vivement de te renseigner à travers des formations comme celle-ci, ou bien à travers des livres comme Partir pour être solidaire ? de ritimo qui, moi, m’ont beaucoup appris.

 

Par Lakmé Boileau, volontaire en Service Civique

© Illustration : Dessin de Claire Robert extrait du guide « Partir pour être solidaire », ritimo, 2019 – www.ritimo.org

 

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