« Fais pas genre ! » : un projet sur l’égalité filles-garçons à Saintes

« Fais pas genre ! » : un projet sur l’égalité filles-garçons à Saintes

Cette année, dans le cadre d’un projet financé pour les quartiers politique de la ville, KuriOz a mené un projet sur l’égalité filles-garçons (Objectif de Développement Durable 5) dans deux écoles élémentaires de Saintes.

A destination de sept classes de CM1-CM2, ce projet a pour mission de sensibiliser les élèves aux stéréotypes de genre et surtout à la lutte contre les inégalités !

 

Déconstruire les stéréotypes

 

A travers une activité sur les jeux et jouets, les élèves ont pris conscience des préjugés qui s’invitent dès le plus jeune âge dans leur quotidien. A la question « A quoi vous jouez ? », Sélim prend la parole : « Nous les garçons on joue au foot dans la cour, et les filles, elles discutent ».

Après des débats animés, l’ensemble des élèves tombe plutôt d’accord pour dire que les jouets sont pour tout le monde, et que les magasins nous font croire que certains jeux sont pour filles ou pour garçons, mais qu’on peut choisir le jeu qu’on veut. Plus facile à dire qu’à faire. Les rires fusent quand Ryan annonce fièrement qu’il aime beaucoup jouer aux Barbies.
Loris, s’interroge tout de même : « Mais, tout n’est pas neutre non plus ?! ».

 

Prendre conscience de ce qui nous influence

 

Lors de la séance suivante, nous proposons aux élèves un photolangage avec des images de contes et de dessins animés. Les images d’« Histoires de pirates à lire à mon petit garçon » et de « Contes pour les princesses » font beaucoup réagir les enfants. Petit à petit, les élèves prennent conscience qu’ils sont influencés par plein de choses autour d’eux : la télévision, les magasins, et même leurs parents ! Naïj nous raconte : « J’ai voulu acheter des baskets comme Leïla, et mon père n’a pas voulu, il a dit que c’était pour les filles ! Je lui ai expliqué … mais il n’a quand même pas voulu ».

 

Participer activement à la lutte pour l’égalité filles-garçons

 

Après quatre séances de sensibilisation, les élèves sont devenu·e·s des super-héro·ïne·s de l’égalité ! Il·elle·s racontent avec enthousiasme où il·elle·s ont découvert un nouveau stéréotype ou à quel copain de l’école il·elle·s ont expliqué que les filles aussi pouvaient devenir boxeuses !
Il est maintenant temps de passer à l’action, par groupe de 3, les élèves ont réalisé une affiche pour l’égalité. Certaines équipes ont choisi de dessiner des stéréotypes inversés comme une fille footballeuse et un garçon en tutu, d’autres font un savant mélange de tout ce qu’il·elle·s ont appris comme ce prince en armure rose, ou cette princesse en belle robe qui combat un dragon !
Ces œuvres d’art ont été exposées dans les deux écoles, et certaines affiches à la médiathèque de la ville. Les élèves comme les enseignantes ont semblé ravi·e·s de ce travail et même si certains plaisantins s’amusaient à répéter des stéréotypes entendus autour d’eux, nous retenons aussi cette pépite de Lou, 9 ans : « Moi, j’crois qu’il ne devrait pas y avoir de trucs de filles ou de garçons, on devrait tous avoir le droit de s’habiller comme on veut, et de faire ce qu’on veut, peu importe si on est une fille ou un garçon ».

Par Claire Cantin, chargée d’action éducative de KuriOz

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Garantie Jeune : quand la sensibilisation participe à l’insertion

Garantie Jeune : quand la sensibilisation participe à l’insertion

La garantie jeune* permet d’accompagner des jeunes entre 16 et 25 ans, en situation dite de précarité, vers l’emploi ou la formation. Depuis janvier 2021, KuriOz intervient dans le cadre de ce dispositif au sein de la Mission Locale d’Insertion (MLI) du Poitou.

 

A la rencontre d’un nouveau public

 

Riche de son expérience en animation et en création pédagogique, KuriOz a su au fil des années adapter sa posture et ses outils afin de toucher un public plus large. Toujours dans l’optique de favoriser une transition vers une société plus juste et plus durable, nous avons souhaité élargir l’accompagnement que nous proposons à d’autres types de publics, considérés comme éloignés de nos thématiques. Du fait de difficultés sociales et/ou économiques, d’un éloignement géographique des pôles d’activités que constituent les villes ou d’une incarcération, ces publics ont tendance à se replier sur eux-mêmes et sur leurs problématiques. Des actions éducatives importantes sont menées auprès d’eux pour faciliter leur (ré)insertion. Cependant, celles-ci traitent généralement de sujets du quotidien, mais n’abordent pas les thématiques de l’Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI).

KuriOz fait le pari que les thématiques sociétales portées par l’ECSI, et les compétences transversales transmises par ses interventions (expression orale, coopération), sont pourtant essentielles pour permettre l’amélioration de la situation de ces publics. En effet, le repli sur soi renforce la nécessité d’ouverture au monde et de conscientisation des différences pour contrer la progression des préjugés xénophobes et la défiance envers la démocratie et le vivre-ensemble, l’esprit critique et le débat d’idées.

C’est ainsi que, dans le cadre du PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences) – répondant au sein d’un collectif d’acteurs poitevins à un appel à projet de la DIRRECTE Nouvelle Aquitaine « Repérer et mobiliser les publics « invisibles » et en priorité les plus jeunes d’entre eux » – nous avons noué ce nouveau partenariat avec la MLI du Poitou basée à Poitiers.

Ce sont ainsi 22 promotions de jeunes qui ont bénéficié de nos ateliers cette année dans le cadre de la garantie jeune, autour des questions d’éco-citoyenneté, d’égalité des genres et de discriminations.

 

Comment ces ateliers participent-ils à l’insertion des jeunes ?

 

Qu’est-ce qu’un·e éco-citoyen·ne ? Est-ce que cela me concerne et comment puis-je en être un·e ? Comment les inégalités de genres peuvent-elles impacter ma recherche d’emploi ou mon évolution professionnelle ? Que faire si je suis victime de discriminations ?

Si nous abordons ces thématiques de manière globale, les questionnements plus spécifiques qui émergent de nos échanges, eux, sont issus de problématiques auxquelles les jeunes seront ou sont déjà confronté·e·s dans leur quotidien. Ainsi, en décortiquant les causes de ces problèmes et par la mise en débat collective, les participant·e·s peuvent dépasser leurs préjugées et leurs représentations. Comme le raconte Moihedja, bénéficiaire de la garantie jeune : « Quand je vivais à Mayotte avec ma famille, c’était toujours nous, les femmes, qui accomplissions les tâches ménagères. Et c’est encore vrai dans beaucoup de foyers en métropole aujourd’hui… D’où l’intérêt de montrer aux garçons ce que nous vivons au quotidien ».

Enfin, comme le dit Thomas, également bénéficiaire de la garantie jeune, « il est temps que les lignes bougent ». C’est pourquoi, nous terminons nos séances sur une activité questionnant leur pouvoir d’agir et les pistes d’actions possibles.

 

* La Garantie Jeune est un dispositif piloté par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion via les Missions Locales. Il est destiné aux jeunes pas ou peu diplômés, qui ne sont ni en cycle d’études, ni en formation. Pour la mettre en œuvre, un contrat est signé entre le jeune et la mission locale. Le dispositif peut comporter des périodes de formation, des mises en situation en milieu professionnel, un accompagnement social et professionnel, et des actions portées par d’autres organismes susceptibles de contribuer à l’accompagnement.

 

Avec le soutien de l’Agence Française de Développement et la DIRECCTE Nouvelle Aquitaine.

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En partenariat avec :

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« Sensibilisons au cyberharcèlement » : exemple du lycée E. Branly de Châtellerault

« Sensibilisons au cyberharcèlement » : exemple du lycée E. Branly de Châtellerault

En novembre 2020, nous étions intervenus au lycée Edouard Branly de Châtellerault pour mener des ateliers de réflexion sur le harcèlement auprès de l’ensemble de leur classe de seconde, tant générales que professionnelles. Ce projet a eu lieu dans le cadre de leur « Semaine de lutte contre le harcèlement », organisée annuellement. A la suite de cette semaine riches en échanges et sur la base de ce nouveau partenariat, nous avons décidé de renouveler l’aventure ensemble pour la rentrée 2021 !

 

Une relation partenariale qui permet d’aller aux plus près des besoins des élèves

 

Nous avions remarqué en 2020 que le sujet des pratiques numériques prenait de plus en plus de place dans le quotidien des élèves. C’est pourquoi, en concertation avec l’équipe éducative de l’établissement, nous avons choisi de travailler plus spécifiquement sur la thématique du cyberharcèlement cette année.

Du 15 au 18 novembre 2021, l’équipe de KuriOz a donc investi les salles du Lycée général et professionnel d’Edouard Branly. Le fait de poursuivre le travail entamé en 2020 sur le harcèlement (à leur arrivée dans un nouvel établissement à l’époque) et le fait que les élèves de première se connaissent désormais mieux en cette deuxième rentrée, a permis de pousser les échanges à un niveau de réflexion plus pointu : où s’arrête le « prank en ligne » (farce de type canular) et où commence le cyberharcèlement par exemple ?

Ce sont ainsi onze classes de première qui ont été sensibilisées aux problématiques du cyberharcèlement, soit 300 élèves qui ont pu s’interroger sur leurs pratiques et leur propre rapport avec le harcèlement en ligne.

 

Les ados, des pros des réseaux sociaux ?

 

Pour beaucoup, nous percevons les ados comme des pros des réseaux sociaux ! Si certain·e·s en sont effectivement accros et que leurs connaissances sont multiples sur ce sujet, il faut toutefois avoir une attention particulière sur les risques qui peuvent s’inviter dans leurs smartphones.

Avec la création de notre nouvel outil pédagogique, le « Memory du cyberharcèlement », les élèves ont ainsi pu apprendre de nouveaux termes et débattre de ces nouvelles pratiques qui fleurissent sur les ondes. Faux profils, traque en ligne, slut-shaming, et revenge porn, n’ont maintenant plus de secrets pour eux !

A l’aide de divers jeux pédagogiques et de débats, les participant·e·s ont également pu comprendre les notions d’effet de groupe et d’influence qui sont reines sur internet. Décrypter nos pratiques virtuelles, c’est prendre conscience que notre parole sur les réseaux peut avoir un impact plus large et important que ce que l’on pense, que l’effet de biais d’être dans un monde virtuel n’empêche pas d’heurter de vraies personnes derrière les écrans.

Lors de ces séances les participant·e·s ont avoué ne pas connaître tous les termes mais avoir déjà été confronté à certaines pratiques : photos dénudées non-sollicitées, harcèlement, rumeurs, etc…

 

L’éducation au numérique : un défi à saisir !

 

Pour Kurioz, prendre part à l’éducation au numérique est une évidence : pour rejoindre les jeunes dans leurs loisirs et leurs pratiques, et pour y mettre une pincée d’éducation à la citoyenneté. Apprendre à vivre avec son temps, en ayant conscience des conséquences de nos façons d’agir en ligne est un défi dont nous souhaitons nous emparer !

Sans diaboliser ces pratiques, il faut s’informer de ce que font les jeunes d’aujourd’hui sur les réseaux pour mieux les accompagner dans leurs usages. Claire, chargée d’action éducative à KuriOz raconte : « les jeunes suivent des influenceurs sans avoir toujours les codes pour décrypter ce qui se cache derrière une publication ou une photo. C’est important de garder son esprit critique même face à notre Youtubeur ou Tiktokeur préféré, et de ne pas se laisser entraîner sans s’en rendre compte ».

Après discussions et échanges, certain·e·s jeunes ont d’ailleurs pris conscience de ne pas avoir le même comportement en ligne que dans la réalité. A KuriOz, on pousse à la réflexion, à eux ensuite de passer à l’action (ou pas justement !) dans leurs pratiques numériques.

 

Projet soutenu par :

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« Ensemble contre les discriminations ! » au lycée E. Branly

« Ensemble contre les discriminations ! » au lycée E. Branly

Cette année, l’ensemble de l’équipe de KuriOz a eu le plaisir de participer à la semaine de lutte contre le harcèlement organisée au sein du lycée Édouard Branly de Châtellerault entre le 02 et le 09 novembre. Soutenu·e·s à la fois par la Ville de Châtellerault et la Région Nouvelle Aquitaine, nous avons pu rencontrer quatorze classes pour parler vivre ensemble et discrimination.

 

Deux filières, deux ambiances

 

Pour ce nouveau projet, il nous semblait important, tout comme à l’équipe organisatrice du lycée, d’adapter nos ateliers aux jeunes que nous allions sensibiliser. Ainsi, nous avons adapté nos activités en fonction des classes rencontrées.

Les classes de seconde générale ont ainsi pu réfléchir à la signification du terme « discrimination » en expérimentant les inégalités d’accès aux droits fondamentaux au travers du célèbre « Jeu du pas en avant », avant de partir « À la recherche du droit perdu ». Grâce à ce tout nouvel outil, résultant de notre projet MOODD, les élèves ont pu découvrir ou redécouvrir des figures emblématiques de la lutte contre les discriminations telles que Martin Luther King, Rigoberta Menchu ou encore Malala Yousafzai.

Les classes de seconde professionnelle, ont, quant à elles, interrogé le sens du vivre ensemble, quels en sont les obstacles et comment les surmonter à travers des activités telles que le « Jeu du moi aussi » ou le « Jeu de l’exception ». Ces différents outils ont ainsi pu permettre aux lycéen·ne·s de témoigner de leurs expériences du vivre ensemble, de la cohésion de groupe et d’exclusion.

 

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Des questionnements en lien avec l’actualité

 

Le choix des dates n’était pas un hasard. En effet, elles coïncidaient judicieusement avec la semaine de la journée « Non au harcèlement » promue par le ministère de l’Éducation Nationale. Et bien que la mise en place des protocoles sanitaires début novembre ait pu représenter un obstacle, ce projet est tombé à point nommé au vu de l’actualité.

En effet, le lundi 2 novembre était aussi celui de l’hommage à l’enseignant assassiné Samuel Paty. Ainsi, aborder la question de la liberté d’expression et du respect de l’ensemble des droits fondamentaux de tous les êtres humains est apparu comme particulièrement approprié. Dans plusieurs classes de seconde générale, nous avons également pu revenir sur la notion de laïcité.

 

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« Ensemble contre les discriminations ! »

 

Après une semaine de débats et d’échanges réussie, on peut maintenant espérer que les lycéen·ne·s se saisiront de ces problématiques pour en faire un projet de plus grande ampleur. Si les conditions le permettent, il·elle·s pourraient même devenir les ambassadeurs et ambassadrices de la lutte contre les discriminations et le harcèlement auprès des collègien·ne·s de leur secteur.

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Construire un projet éducatif autour des outils pédagogiques pour les ODD

Construire un projet éducatif autour des outils pédagogiques pour les ODD

Des outils pédagogiques différents mais complémentaires

Il y a plusieurs mois maintenant, KuriOz, en partenariat avec 5 acteurs de l’ECSI, a créé 9 outils ayant vocation à favoriser l’engagement des jeunes en faveur des Objectifs de Développement Durable (ODD). Ces outils, conçus pour s’adresser à des publics différents, ont aussi la particularité d’avoir des formats et des thématiques très différent·e·s. Pourtant, tout comme les ODD, les thématiques abordées par ces outils sont transversales et permettent donc de construire des projets pédagogiques cohérents.

L’expérience du Lycée Isaac de l’étoile

En novembre et décembre derniers nous avons réalisé un projet pédagogique suivi sur les ODD au sein du lycée Isaac de l’étoile de Poitiers.

Comme tout bon projet pédagogique, sa pertinence reposait sur des objectifs pédagogiques solides :

  • Prendre connaissance des Objectifs de Développement Durable et de leurs enjeux,
  • Identifier des pistes d’action possibles en faveur des ODD,
  • Penser et mener à bien un projet au sein de l’établissement.

Composé de 7 séances de deux heures, ce projet avait donc pour finalités principales une prise de conscience et un passage à l’action de la part d’élèves qui, pour la plupart, n’avaient jamais entendu parler des Objectifs de Développement Durable.

Une première approche globale…

L’outil initial de ce projet était tout trouvé : alliant une forme prisée du public jeune et un fond d’introduction aux ODD, notre escape game « Mission ODD, la planète en danger » a fait fureur. Il a permis aux participant·e·s de découvrir les ODD de manière générale tout en s’amusant.

Une fois le constat fait de l’existence de ce programme de 17 objectifs, nous avons souhaité faire comprendre aux jeunes la raison de sa mise en œuvre par l’ONU. En effet, pourquoi créer un tel programme dans un monde où chacun satisfait ses conditions minimales d’existence ? Nous avons donc immergé le groupe dans la réalité de 6 jeunes du monde entier grâce à l’outil pédagogique « RicheS ? ». Ce jeu de rôles a ainsi permis aux participant·e·s de se confronter aux réalités de ces jeunes personnages afin de prendre conscience de la difficulté à sortir de situations de précarité dans un monde profondément inégalitaire.

… suivie d’ateliers adaptés aux sujets d’intérêts des élèves

Cette analyse nous a ensuite permis d’introduire des notions telles que le vivre ensemble et l’accès aux droits. Quelles sont mes représentations ? Quel impact ont-elles sur ma vision du monde et des personnes ? Nous avons guidé ces questionnements au cours de deux ateliers qui ont abouti à un jeu de pistes définissant les droits fondamentaux et leur importance dans la vie des individus. Grâce à « A la recherche du droit perdu », les élèves ont ainsi découvert le parcours de personnages illustres tels que Rosa Parks ou encore l’Abbé Pierre, figures inspirantes de l’accès aux droits qui ont lutté toute leur vie en faveur du vivre ensemble.

C’est à partir de ces réflexions que les jeunes ont ensuite pu construire durant les dernières séances l’initiative qu’il·elle·s allaient mettre en place dans leur établissement. Les uns ont ainsi créé deux affiches à destination de leurs camarades du collège, tandis que les autres ont pensé une campagne de lutte contre les discriminations à mettre en place sur les réseaux sociaux. Chacun des acteur·rice·s a ainsi pu valoriser ses compétences avec enthousiasme dans le format qui lui correspondait le mieux.

Ce projet, au sein de l’ensemble scolaire Isaac de l’étoile, a ainsi été une belle illustration de la pertinence et de l’adaptabilité des « outils pédagogiques pour les ODD » pour permettre aux jeunes de comprendre ces ODD et de favoriser leur passage à l’action.

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ECSINOV : Quand KuriOz innove, elle s’associe aux compagnies de théâtre

ECSINOV : Quand KuriOz innove, elle s’associe aux compagnies de théâtre

ECSINOV, est une bourse proposée par Le Laboratoire de l’ECSI d’Educasol pour soutenir les acteurs de l’Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI) qui expérimentent des innovations dans ce domaine. Grâce à cette bourse, KuriOz a pu proposer un temps fort d’une semaine aux élèves des classes de seconde du lycée Aliénor d’Aquitaine de Poitiers autour des questions de vivre ensemble et de discriminations.

Théâtre et pédagogie participative au service du vivre ensemble

Forts de nos expériences passées, nous savons à KuriOz à quel point il est parfois difficile d’atteindre l’ensemble des élèves d’un groupe classe lors de nos interventions. Chaque individu d’une classe a des perceptions et des modes de pensée différentes et en tant qu’acteurs de l’ECSI, nous avons la volonté d’impliquer chacun·e des membres qui compose les groupes auxquels nous sommes confrontés.

C’est avec cet objectif en tête que nous avons décidé de diversifier notre approche pédagogique, en associant nos compétences à celles de la compagnie Noctilus Théâtre, qui propose une réflexion sur la différence et la discrimination au travers de théâtre interactif.

Une semaine pour parler du vivre ensemble

Ainsi, durant la première semaine du mois d’octobre, notre équipe de chargées d’action éducative est allée à la rencontre des dix classes de seconde du lycée Aliénor d’Aquitaine afin d’identifier avec eux·elles les mécanismes de discriminations. Pendant deux heures, nous avons donc abordé avec chacune des classes la question des représentations, leur impact dans la constitution des préjugés et les moyens d’y remédier. L’analyse des causes et des conséquences des inégalités d’accès aux droits a permis de penser la matérialisation concrète de solutions pour lutter contre les discriminations.

A la suite de nos séances de sensibilisation, le théâtre forum s’est fait l’écho des apprentissages et des ressentis vécus par les jeunes. Les trois comédiens de Noctilus ont ainsi présenté une scène où le protagoniste ne parvient pas à trouver de solution. Les élèves ont ensuite été invités par les acteurs à jouer à leurs côtés pour tenter de corriger la scène… Cela leur a permis d’exprimer leurs opinions face à un groupe, mais aussi de prendre conscience des pièges de nos comportements individuels et collectifs et de faire l’expérience concrète des possibilités de changement.

Deux approches, un objectif : parler de la différence en créant les conditions d’épanouissement de chacun·e

Animés par une même volonté de conscientisation, le succès de ce dispositif a reposé principalement sur la coordination des deux approches.

La démarche de Noctilus Théâtre, au même titre que celle de KuriOz, réside dans l’adaptation des représentations à chaque public à qui elle est présentée. En effet, chaque représentation est unique. Choisie parmi un catalogue abondant de saynètes, la compagnie propose une réflexion spécifique et adaptée à chaque groupe classe. Dans le cadre de ce projet, le choix a ainsi été facilité par les interventions de KuriOz qui a pu donner aux comédiens des informations précieuses quant au profil de chaque groupe classe.

Aux dires de l’équipe éducative de l’établissement, cette nouvelle approche a eu un impact positif sur l’ensemble des jeunes, de quoi valider l’affirmation d’Elsa Dorlin, philosophe française, « Ce ne sont pas nos différences qui nous immobilisent, c’est le silence. »

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