Vers une Europe ouverte, juste et durable dans le monde !

Vers une Europe ouverte, juste et durable dans le monde !

Depuis mai, dans le cadre d’un appel à projets porté par Coordination SUD et financé par l’Union Européenne, KuriOz mène un ambitieux projet de sensibilisation à la solidarité internationale en abordant des problématiques partagées aux quatre coins du monde (inégalités économiques et sociales, réchauffement climatique, violation des droits humains…).

Ces sensibilisations visent à développer une prise de conscience sur des enjeux internationaux pour construire une citoyenneté européenne plus solidaire ! Elles sont animées auprès de jeunes de la Mission Locale d’Insertion du Poitou, de détenus en réinsertion et dans une quinzaine de classes d’école primaire.

Alors comment aborder ces sujets avec des enfants de 7 à 12 ans, citoyen·ne·s européen·ne·s en devenir ?

Toujours à l’aide d’outils pédagogiques interactifs et ludiques, notre démarche éducative tend à faire participer les enfants afin de favoriser leur esprit critique et de les inviter à agir vers un changement de comportements, individuels ou collectifs.

Pour cela, nous avons construit un cycle en 3 séances : sur les Objectifs de Développement Durable, sur les dérèglements climatiques et sur les inégalités de genre.

Retour sur l’expérience de l’école Micromégas de Poitiers.

 

 

 

Tous ensemble dans la réalisation de l’Agenda 2030 !

 

En première séance, grâce à un jeu de l’oie revisité, les enfants ont pu découvrir les 17 Objectifs de Développement Durable. Nous avons joué ensemble et envisagé une société socialement équitable, naturellement vivable et économiquement viable !

Lucas lance le dé et tombe sur l’ « ODD 6 : Eau propre et assainissement ». Les élèves se regardent discrètement, et l’un·e d’elles·eux prend la parole : « Assainissement ça veut dire quoi ? ». Les échanges commencent.  Maintenant, passons à la question sur la carte : « Comment utiliser moins d’eau ? ». C’est un quizz, il y a trois réponses proposées afin de gagner la carte ODD 6. A présent, c’est au tour d’Ilana. Elle pioche une carte. « ODD 7 : Energie propre et d’un coût abordable ». « Que signifie efficacité énergétique ? » dit-elle.

Après plusieurs tours de jeu et beaucoup d’échanges entre elles·eux, les élèves ont une meilleure compréhension du rôle et de la contribution de l’Union Européenne et des ONG en Solidarité Internationale, dans l’Agenda 2030.

A la fin de la séance, nous séparons la classe en deux. Chaque équipe doit citer, à tour de rôle, un maximum de moyens d’agir pour atteindre ces objectifs grâce à de petites actions positives dans nos quotidiens.

Une équipe se lance : « Moins utiliser la voiture, et plutôt prendre son vélo ».

L’autre rétorque : « Prendre des douches plutôt que des bains ».

« Ouvrir des logements pour les sans-abris », répond la première équipe.

« Acheter notre nourriture à la ferme du coin », mentionne la seconde.

2 partout. La sonnerie retentit, il y a encore des mains levées, les enfants ont plein d’idées à partager pour envisager un monde durable pour 2030 et au-delà…

 

 

 

Les dérèglements climatiques concernent tout le monde !

 

La séance commence par un constat : « Notre planète à chaud en ce moment, vous ne trouvez-pas ? » Un des enfants répond : « Pourquoi a-t-elle plus chaud qu’avant ? ». « Très bonne question, nous allons tenter d’y répondre en faisant un jeu de rôle. »

Cette deuxième séance se déroule dans la cour. Au sol, un cercle correspond à la planète Terre, autour de celui-ci un autre représente l’atmosphère et beaucoup plus loin, le dernier correspond au soleil.

Les élèves reçoivent des cartes personnage. Il y a les rayonnements du soleil, les gaz à effets de serre, les climatologues et les scientifiques. Chacun·e a une mission distincte.

A la fin du premier tour, les élèves ont pu observer le phénomène naturel de l’effet de serre qui a permis de maintenir la planète dans une température moyenne vivable et ainsi développer la vie sur Terre.

Au tour suivant, les climatologues se sont transformé·e·s en simple habitant·e·s de la planète. Sur chacune de leur carte sont écrites leurs activités quotidiennes qui émettent des gaz à effets de serre. C’est ainsi qu’ils sont devenu·e·s elles·eux-mêmes des gaz présents dans l’atmosphère. Le jeu a pu redémarrer mais cette fois les élèves observent les causes du réchauffement climatique actuel.

Ensuite, avec un photolangage nous avons pu énumérer les différentes conséquences de celui-ci : sècheresse, incendie, fonte des glaciers, inondations, déplacements des populations, etc.

 

 

 

Pour renverser les inégalités de genre, partons à la chasse aux stéréotypes !

 

Dans la dernière séance, des images de jeux, jouets, dessins animés déguisements ont été cachées dans la salle de classe.

Une fois retrouvées, les élèves devaient les positionner dans la colonne fille, garçon ou mixte.

Ce jeu a permis de reconnaître les stéréotypes de genre et de se questionner sur leurs provenances.

Les enfants ont pu constater que ces stéréotypes n’étaient pas les mêmes en fonction de chaque famille et ont pu relater quelques histoires de leur quotidien.

« Ma sœur dit souvent à mon père que c’est du sexisme ce qu’il dit. Mais moi je n’avais pas bien compris pourquoi. » témoigne Lucie.

Quant à Naim, les Légos c’est exclusivement un jeu pour les garçons car ce sont les hommes qui construisent les maisons selon lui.

Après avoir identifié les causes et les conséquences diverses des inégalités entre les filles et les garçons nous avons réalisé un atelier créatif « Ici et maintenant, on peut renverser les codes ! Alors à vos stylos ! ».

Les élèves ont alors illustré, à l’aide de silhouettes, des personnages qui vont à l’encontre des stéréotypes identifiés dans le jeu précédent.

 

 

Jusqu’où iriez-vous ?

 

A la fin de ce cycle, les enfants ont pu exprimer ce qu’il·elle·s ont particulièrement aimé, pas aimé, retenu, ce qu’il·elle·s aimeraient partager à leurs proches et ce qu’il·elle·s aimeraient changer dans leur quotidien en lien avec les différents Objectifs de Développement Durable.

 

Par Eva Schimt, chargée d’action éducative de KuriOz

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Mission à Santa Fé en Argentine : Coopération, rencontres et découvertes !

Mission à Santa Fé en Argentine : Coopération, rencontres et découvertes !

En mai 2022, Claire, chargée d’action éducative, est partie 8 jours en mission à Santa Fé. Elle est allée à la rencontre de nombreux acteurs de la ville, dans le cadre du projet de coopération internationale menée entre Grand Poitiers et la ville de Santa Fé.

Elle nous raconte sa mission et toutes les découvertes et rencontres qu’elle a pu y faire et nous explique en quoi consiste le projet.

 

Un projet qui reprend forme après le covid !

 

Ce projet, porté par la Communauté urbaine du Grand Poitiers avait été mis en pause le temps du covid.
Depuis que les frontières ont été rouvertes, nous avons pu nous remettre à la tâche et préparer activement ce projet ambitieux !

Le défi est grand avec les 3 composantes du projet :

– Contribuer à l’éducation et la formation professionnelle des professionnels de la restauration du patrimoine,

– Développer l’expertise universitaire et professionnelle sur le patrimoine et l’urbanisme et sa mise en valeur

– Éduquer au développement et à la solidarité internationale

 

Dans ce cadre, KuriOz a la charge de rédiger un livret pédagogique et d’animer des séances de sensibilisation auprès des apprentis du CFA de Poitiers qui partiront en mission en 2023.

 

Une mission de découvertes et de rencontres

 

Le 30 avril, je rejoins donc à la gare de Poitiers, le petit groupe de 5 personnes qui partent avec moi à Santa Fé. Après un long voyage, nous arrivons enfin dans la grande ville de Santa Fé, où plus de 400 000 personnes habitent.

Cette semaine, alors que les 3 artisans vont donner des cours de charpente, couverture et plâtre, à des ouvriers et architectes argentin·e·s, j’ai prévu de rencontrer les acteurs de la ville en charge du projet, ainsi que des personnes ressources qui pourront me permettre de mieux appréhender la vie locale, l’histoire de la ville, l’urbanisme et l’inspiration française dans le patrimoine.

Lors du 1er jour, je visite les différents bâtiments d’inspiration française : théâtre, école, et une ancienne gare, sur lesquels on aperçoit bien les similitudes avec certains des bâtiments que nous voyons en France comme la présence d’ardoise sur les toits, très peu répandue en Argentine.

Ma première rencontre est avec Juan Cruz Gimenez, un historien qui a travaillé sur l’histoire des migrations. Il me raconte comment les migrations ont influencé le développement de l’Argentine, et les différents impacts de l’installation de certains industriels français sur le patrimoine de la ville.

Les jours suivants, je rencontre Javier Mendiodo, qui est architecte et responsable patrimoine de la ville de Santa Fé. Dans ce cadre, il est l’une des personnes référentes sur ce projet de coopération.
J’aurai également la chance de rencontrer des membres d’une association d’éducation à l’interculturalité et une membre de l’Alliance Française de Santa Fé.

Toutes ces rencontres m’ont permis de mieux comprendre la vision du patrimoine et des migrations par les Argentins, ce qui me donne beaucoup de matière pour créer des séquences pédagogiques adaptées pour les apprentis qui partiront en 2023.

 

 

Par Claire Cantin, chargée d’action éducative de KuriOz

 

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PULSE : L’impulsion pour renouveler nos pratiques !

PULSE : L’impulsion pour renouveler nos pratiques !

Depuis plusieurs mois maintenant, KuriOz est partie prenante d’un projet européen intitulé PULSE : active Pedagogy for YoUth for a more incLuSive Europe. Piloté par Le Partenariat- Centre Gaia et réunissant 6 acteurs éducatifs implantés dans toute l’Europe (France, Grande Bretagne, Hongrie, Suède et Espagne), ce projet a pour ambition de faire se rencontrer des professionnel·le·s européen·ne·s de l’éducation afin d’enrichir les pratiques de chacun·e en incluant des publics éloignés dans nos démarches éducatives respectives.

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Un lancement tardif mais riche en Hongrie

 

A cause de la crise sanitaire, c’est avec plusieurs mois de retard que le premier séminaire en présentiel du projet a pu avoir lieu en septembre à Budapest. L’ensemble des partenaires a ainsi pu découvrir une méthode utilisée par l’association Anthropolis intitulée « Digital Storytelling ». Utilisée par Anthropolis auprès des publics des services sociaux de protection de l’enfance, cette méthode utilise les ressorts de l’outil numérique vidéo pour permettre l’expression des publics et l’amélioration de leur confiance en eux.

 

 

Une expérience nouvelle partagée par le partenaire espagnol

 

Un peu plus tard, au cours du mois de septembre également, c’est l’association Jovesolides qui a accueilli l’ensemble des partenaires du projet. Elle a ainsi pu partager son expérience et ses outils principalement utilisés auprès des publics gypsies majoritairement présents dans le quartier de la Coma à Valence en Espagne.

 

 

L’accessibilité au cœur des réflexions menées à Lille

 

C’est ensuite au cœur de l’hiver, en décembre que nous avons tou·te·s été accueilli·e·s par le Partenariat – Centre Gaia. D’abord mobilisé·e·s sur deux jours pour la coordination globale du projet, nous avons ensuite pu découvrir la pédagogie immersive proposée par ce partenaire expert en la matière. Ce séminaire a également été l’occasion de réfléchir tou·te·s ensemble à l’accessibilité de nos outils en particulier dans le cas où nous partirions à la rencontre de publics en situation de handicap.

 

 

Travailler auprès d’éducateur·rice·s de publics jeunes : du co-design à l’entrepreneuriat social

 

Au mois d’avril, l’ensemble des partenaires s’est réuni à Edimbourg, accueilli par l’association Scotdec. Après avoir réfléchi aux outils d’éducation utilisés dans le cadre des Objectifs de Développement Durable et notamment les méthodes immersives utilisées par le centre Dynamic Earth, l’ensemble du groupe a pu se questionner. L’objet de ces questionnements portait principalement sur les différents biais conscients ou inconscients que les acteurs éducatifs pouvaient avoir. Nous avons pu y réfléchir en analysant deux méthodes :

– le co-design qui vise à impliquer les bénéficiaires d’un bien ou d’un service à la résolution de problématiques qui lui sont attachées ;

– l’entrepreneuriat social qui se développe beaucoup en milieux scolaires en Écosse et qui vise à développer les compétences et le pouvoir d’agir des jeunes écossais·e·s.

 

Dernière étape : Poitiers !

 

Du 31 mai au 2 juin, c’était donc au tour de KuriOz d’accueillir l’ensemble des partenaires à Poitiers. Cet atelier était axé sur nos manières de faire de l’éducation à la citoyenneté mondiale avec des publics détenus ou sous contrainte judiciaire.

L’occasion pour nous de partager nos méthodes avec des intervenant·e·s venu·e·s d’horizons divers et d’avoir un regard neuf et international sur nos pratiques !

 

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Concours Exp’Ose :  Le développement durable une cause à défendre ?

Concours Exp’Ose : Le développement durable une cause à défendre ?

En 2022, le RADSI Nouvelle-Aquitaine (Réseau Associatif pour le Développement et la Solidarité Internationale) a organisé une nouvelle fois le concours d’éloquence « Exp’Ose : Quel monde pour 2030 ? ».

Mené en partenariat avec des établissements scolaires et des structures associatives dans chaque rectorat néo-aquitain, ce projet allie découverte des Objectifs de Développement Durable (ODD) et éloquence dans un concours à destination des élèves de la région.

Cette année, Kuri0z a accompagné 4 classes des lycées Kyoto et du Dolmen : 3 classes de lycéen·ne·s et une classe d’étudiantes en BTS « développement et animation des territoires ruraux ».

 

A la découverte des ODD

 

Les quatre classes ont tout d’abord vécu une première séance pour découvrir les 17 ODD fixés par l’ONU grâce à notre Escape Game « Mission ODD, la planète en alerte ! ».

Ensuite, chaque classe a choisi un sujet parmi la liste de ceux proposés aux concours.
Deux classes ont choisi de travailler en particulier sur l’ODD n°5 – Egalité entre les sexes, une sur l’ODD 12 – Consommation et production responsable, tandis que les BTS ont choisi le sujet suivant : « Le développement durable, un tremplin pour réduire les inégalités et assurer la liberté ? ».

Les classes travaillant sur l’égalité hommes-femmes, ont pu tester notre jeu « Cheval de Bataille », un jeu de plateau qui permet d’expérimenter les inégalités. Les élèves ont également fait des recherches pour appuyer leur discours : inégalités dans le travail, dans le sport, dans les lois, dans les médias, les élèves ont mené un travail de fond pour répondre à leur sujet : En quoi réduire les inégalités femmes-hommes participe à la construction d’un monde meilleur ?

 

Aux portes de l’éloquence

 

A chaque séance, nous prenions également le temps de nous entraîner et de travailler à être éloquent·e : exercices de prononciation, jeux de confiance, plaidoyer et techniques d’éloquence pour faciliter leur prise de parole.

Les deux dernières séances ont été consacrées à l’écriture des discours : trouver des arguments, et chercher la bonne formulation, s’entraîner à dire plutôt qu’à lire, un vrai défi pour nos apprenti·e·s orateur·trice·s !

 

Et après ?

 

Les élèves ont ensuite passé une pré-sélection au sein de leur établissement afin d’élire un groupe par classe qui participeront aux demi-finales.

Le 5 avril, ils et elles se sont retrouvé·e·s avec d’autres élèves participants de l’académie pour une journée complète. Au programme : atelier d’éloquence avec les débatteur·trice·s, un collectif spécialiste de la prise de parole en public, puis l’après-midi a été consacré aux prestations des élèves.

Et nous sommes ravies d’annoncer que la classe de BTS du lycée Kyoto de Poitiers ainsi que celle de 2nde professionnelle des Métiers de la Sécurité du lycée Dolmen ont été sélectionnées pour la finale !

Alors rendez-vous le 19 mai à Bordeaux pour la finale avec les vainqueurs des demies-finales des autres rectorats de la région !

Exp’Ose, est une opportunité formidable, pour que les jeunes prennent la parole et dessinent avec leurs mots, le monde de demain.

Par Claire Cantin, chargée d’action éducative

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Quelle place pour l’alimentation responsable et durable au sein du lycée du Dolmen ?

Quelle place pour l’alimentation responsable et durable au sein du lycée du Dolmen ?

Une année pour mettre en avant ses talents !

 

Depuis plusieurs années, l’équipe de KuriOz intervient auprès des lycéen·ne·s du Dolmen. A la fois pour accompagner les jeunes dans le concours d’éloquence Exp’OSE et autour des notions de développement durable.

Cette année, dans le cadre de leur bac professionnel, les lycéen·ne·s de la classe de 1ère Accompagnement et Soins à la Personne, ont des cours consacrées à la réalisation d’un « Chef d’Œuvre ». A travers ce projet, qui regroupe plusieurs disciplines, il·elle·s développent leur créativité et leur sens de l’organisation pour réaliser une œuvre et la présenter à l’oral.

C’est dans ce cadre que KuriOz a été sollicitée pour mener 6 séances autour des notions d’agriculture et d’alimentation responsable et durable (ODD 2 et 12) !

 

Questionner ses habitudes de consommation !

 

Après avoir identifié les connaissances générales des participant·e·s sur le thème de l’alimentation, il·elle·s se sont questionné·e·s sur leurs habitudes de consommation ainsi que sur la provenance des aliments qu’il·elle·s consomment. Pour cela, les élèves ont notamment fait une enquête de terrain au sein de leur lycée et de leur foyer familial.

 

Est-ce que nous utilisons plus de ressources que ce que la planète peut nous offrir ?

 

Lors de la séance suivante, nous avons calculé notre empreinte écologique en la comparant avec celle des habitant·e·s d’autres pays. Une des participantes a répété plusieurs fois qu’il faudrait réduire notre impact car autant de terrain de foots occupés pour une personne « c’est quand même énorme » !

 

Comprendre le système de production des produits de grande consommation !

 

Grâce à un outil bien connu de notre association, nous avons pu calculer les kilomètres parcourus par tous les ingrédients présents dans un yaourt à la fraise venant du système de production de grande consommation. Ce calcul permet souligner l’équivalent en CO2 dégagé dans l’atmosphère. Par cette activité, les lycéen·ne·s ont pu percevoir les impacts générés par les circuits longs au sein du commerce alimentaire mondial.

 

Identifier les impacts de nos choix de consommation sur notre territoire !

 

Dans un premier temps, les participant·e·s ont pris conscience des relations d’interdépendances et de dominations qui existent entre les différents acteurs du système agricole mondial. Puis, il·elle·s ont pu tester notre tout nouvel outil pédagogique, une adaptation de l’Escape game « De l’équi-libre à table » version territoire de la Vienne, réalisé par une de nos chargées d’action éducative.

Cet outil vise à souligner les différents impacts de l’agriculture intensive à l’échelle locale pour la faune, la flore, les petit·e·s paysan·ne·s, etc…

 

…et les alternatives alors ?!

 

Dans la seconde partie du jeu, les jeunes ont aussi pu découvrir les différent·e·s acteur·trice·s présent·e·s sur le territoire de la Vienne : frigo solidaire, agriculteur·trice·s bio, potagers urbains, etc…

 

Une visite à la ferme près de chez soi !

 

Ce format de séance avec une visite à la ferme est inhabituel, cependant très attendu par les élèves. Il·elle·s souhaitent découvrir le métier de maraicher·e, d’éleveur·eu·se et de commerçant·e en agriculture responsable et durable.

Cela nous permettra d’aborder les questions d’agriculture locale, de bien-être animal, d’utilisation de pesticides et de préservation de la biodiversité, avec des jeunes parfois loin de ces préoccupations.

 

Le temps du passage à l’action !

 

Pour clôturer ce projet, nous leur proposerons un passage à l’action !

Les jeunes pourront œuvrer en groupe afin de réaliser des actions de sensibilisation en lien avec l’alimentation responsable et durable, au sein de leur établissement. Après s’être questionné·e·s sur l’impact de leurs choix de consommation, il·elle·s pourront réfléchir à des changements de comportements.

A la suite de ce projet, les élèves continueront de développer leur « Chef d’Œuvre » et pourront le présenter pour leur examen du baccalauréat.

Nous espérons les avoir sensibilisé·e·s à penser notre planète comme un bien commun à protéger, en faisant attention à ce que l’on met dans son panier !

Par Eva Schmit, chargée d’action éducative de KuriOz

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Lutter contre le gaspillage avec les gens du voyage

Lutter contre le gaspillage avec les gens du voyage

En 2021, KuriOz a été sollicitée par l’ADAPGV (Association Départementale pour l’Accueil et la Promotion des Gens du Voyage) pour mener un projet autour des déchets et du gaspillage avec les enfants et adolescent·e·s de l’aire d’accueil de Beaulieu.

Entre septembre 2021 et février 2022, avec l’aide de Céline Maitre, la référente jeunesse de l’association, nous avons mené 6 séances auprès d’une dizaine d’enfants de 6 à 16 ans pour les sensibiliser à l’impact et au traitement des déchets.

 

 

De l’objet au déchet

 

Un premier petit groupe d’enfants a participé à la 1ère séance : grâce à un jeu créé pour l’occasion, les enfants ont pu réfléchir à la provenance de nos déchets et surtout au temps nécessaire de décomposition quand ils sont jetés dans la nature.
Les enfants ont ainsi appris à faire le lien entre la matière première et l’objet qu’il·elle·s retrouvent dans leur caravane, et celui qui traîne nonchalamment dans le carré d’herbe d’à côté.

Starsky, 6 ans, fait les yeux ronds en apprenant qu’un masque met plus de 250 ans pour se décomposer, et qu’une bouteille en verre jetée dans la nature peut mettre jusqu’à 4000 ans pour se décomposer entièrement !

Les enfants, assez peu sensibilisés aux impacts de leurs déchets s’impliquent volontiers dans les séances ludiques et participatives. Il·elle·s posent des questions et réfléchissent à leurs habitudes de consommation.
Miela, 13 ans, demande : « ils deviennent quoi nos déchets après la poubelle ? »

 

 

Le tri sélectif, tout un art !

 

Lors des séances suivantes, nous découvrons des alternatives à nos déchets jetés dans la nature : matériaux recyclables, réutilisation et réemploi, n’ont plus de secrets pour le petit groupe.
Grâce à un jeu de cartes, les participant·e·s découvrent le tri sélectif.

Les enfants apprennent à différencier poubelle jaune, noire, bleue, verte et même le compost ! Ensuite, avec l’aide d’un jeu de photos, nous découvrons des idées pour transformer ou réutiliser certains objets avant de les mettre à la poubelle. En un tour de main, les pommes abîmées deviennent compote, les vieux vêtements sont transformés en isolant pour maison, et le pain dur devient du délicieux pain perdu.

 

 

Défi Zéro déchet

 

Après 3 séances ensemble, et de nombreux jeux sur le tri et les déchets, nous avons proposé de nous pencher sur la démarche zéro déchet. Pour l’occasion, nous créons un jeu de plateau adapté aux enfants du voyage avec différents lieux où nous produisons des déchets : école, supermarché, et bien sûr la caravane !
A travers ce jeu de plateau, il·elle·s découvrent de nombreux objets durables qui peuvent remplacer leurs homologues jetables : gourde, paille en bambou, savon solide, sac réutilisable, tawashi (ou éponge en tissu). Leur objectif : vider leur poubelle de déchets et les remplacer par ces alternatives plus propres pour la planète.

Nous profitons de la 4ème séance, pour passer à l’action ! Les participant·e·s vont pouvoir fabriquer leur propre tawashi avec des matériaux de récupération, pour remplacer nos éponges jetables.
Les enfants sont très fiers de leurs réalisations et s’empressent d’apporteur leurs nouvelles éponges dans leurs caravanes !

 

 

Chasse aux trésors de déchets !

 

Pour clôturer ce projet, nous avons organisé un grand jeu dans toute l’aire d’accueil avec les enfants qui avaient participé et de nouveaux enfants fraîchement arrivés sur l’aire. Chaque équipe disposait d’une liste de déchets à trouver dans l’aire. Le but : les rapporter le plus vite possible au centre du terrain et réussir à les trier dans les bonnes boites apportées pour l’occasion.

Les enfants se sont bien pris au jeu et ont ramassé même plus de déchets que prévu ! Dans la 2ème partie du jeu, il·elle·s ont réussi à les trier comme des pros dans les différentes poubelles : « compost », « emballages à recycler », « déchets ménagers » et « poubelle spéciale ».

A la suite de ce projet, des bacs de tri collectif devraient être installés sur les deux aires d’accueil de l’agglomération. Nous espérons que les enfants qui ont participé aux séances sauront être les ambassadeurs du tri sélectif !

Par Claire Cantin, chargée d’action éducative de KuriOz

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